organisée par l'UTLA Octobre 2009 Olivier Nuc, journaliste, écrivain, producteur du spectacle et du double cd «On n’est pas là pour se faire engueuler» et JP Nataf (chanteur, ancien co-leader du groupe mythique des années 80/90 : Les InnocentsBoris Vian est mort le 23 juin 1959 : 50 ans déjà ! Il avait 39 ans. Ingénieur, inventeur, écrivain, dramaturge, poète, trompettiste, critique musical, chanteur, auteur de chansons cultes, producteur de disques, scénariste, traducteur…
L’UTLA en partenariat avec « Pau Fête le Livre » honore sa mémoire sous une forme originale : une conférence chantée ! Les conf’ chantées sont une création du Hall de La Chanson (www.lehall.com).
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... Libéré de ses obligations militaires en 1886, il revient à Charly-sur-Marne où il pratique la photographie. C'est après le décès de son père (1887) dont il est l'unique héritier, qu'il envisage de concrétiser ses rêves d'enfant. Optant pour l'exploration, il fait un voyage dans les Pyrénées en 1889 et reste définitivement conquis par la cordillère. Séduit par les paysages qu'il découvre, il décide de se consacrer à l'étude du massif calcaire qu'il veut honorer d'un ouvrage. Excellent photographe et narrateur de talent, il ne tarde pas à publier des articles dans les revues spécialisées de l'époque. Sollicité par diverses sociétés pour des conférences-projection, il est même invité dans les locaux de la Société Géographique de Paris où il reçoit un accueil triomphal. Durant quelques années, il cantonne ses recherches sur le versant français, puis il dirige ses pas vers les sierras aragonaises où il laisse libre cours à sa passion pour les espaces vierges. Huit années consécutives (de 1904 à 1911), après 24 à 27 heures de voyage en chemin de fer, il franchit la crête frontière en compagnie d'un guide et de deux mulets chargés de matériel et explore systématiquement la zone qu'il s'est fixée. De véritables expéditions, car il emporte avec lui : linge de rechange, couvertures, documents divers, une énorme chambre photographique, son trépied et quatorze douzaines de plaques de verre format 18 x 24. Pris d'une véritable passion pour les paysages calcaires, il parcourt des centaines de kilomètres sur des sentes raboteuses avec les sujétions que l'on devine. Cumulant des campagnes de 30 à 70 jours, il totalise 350 nuitées à un millier de kilomètres des coteaux champenois ! Durant ces huit années, allant de village en hameau, il escalade, visite les gorges, rampe dans les grottes. Prenant notes après notes, cliché après cliché, il réalise une œuvre colossale car, de retour à Charly, il rédige une multitude de chroniques que les revues spécialisées et périodiques illustrés publient dans leurs colonnes.
Salué en Espagne comme un héros, Lucien Briet met un terme à ses explorations en 1911 après avoir publié une centaine d'articles particulièrement documentés, et impressionné quelque 1.600 clichés. La Diputación de Huesca le récompense en éditant, dès 1913, un important volume regroupant d'excellents récits de voyage de celui que l'autochtone appelait avec respect : Don Luciano…
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Anaïs Duperrein, comédienne, diplomée du conservatoire national de Bordeaux nous offre un double regard, celui de la comédienne et du chercheur, le 27 mars 2009 Le clown existe depuis 25 siècles. Depuis que l'homme s'organise en société et que le théatre existe, les clowns, les acrobates, les bouffons se moquent de la religion, du pouvoir, des riches... Le clown rejoint les activités communes à l'humanité, celle de notre enfance (le rire, les pleurs, la gesticulation, l'imitation, le jeu) ...
Traditionnellement, les clowns se partagent en Augustes et en Clowns blancs. Vêtu d'un costume chatoyant, le clown blanc, maquillé en blanc, est beau, élégant, digne et parfois autoritaire. Il représente l'acceptation d'exercer le rôle social de l'adulte : élégance, politesse, sérieux, ordre, bonne conduite...
Maquillé en noir, blanc et rouge selon la tradition, l'Auguste porte un nez rouge, une perruque, des vêtements burlesques de couleur éclatante et de grandes chaussures; il est impertinent et très farceur. Il représente le désir irrépressible de rester dans l'enfance, de ne pas grandir : la folie, la passion, la surprise, l'innocence, le chaos, la transgression, le jeu, la tendresse...
L'être humain est en tension permanente entre le Clown blanc et l'Auguste. Ce duo nous rappelle que nous nous débattons constamment entre ce que nous devons être et ce que nous rêvons d'être.
Partir à la découverte de son propre clown, ce n'est pas "faire le clown" mais laisser surgir ce personnage qui est en nous et le faire vivre. Ainsi, le passage par le corps étrange du clown réveille l’enfant en peau d’adulte que nous sommes et dévoile notre fond de dérision.
Et si nous nous laissions aller au plaisir du jeu sans nous sentir exposés au jugement d'autrui en laissant ouverte la porte de nos émotions véritables, avec nos fragilités, nos contradictions et notre passion pour la vie. C'est ce à quoi nous invite Anaïs Duperrein lors de cette conférence.
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