Cette conférence clôture le colloque sur « des bastides en éco-quartiers », journée d’Etude au Parlement de Navarre de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30 le 9 novembre 2007.
...Il est en effet remarquable que plus de cinquante ans plus tard, aucun des gouvernements successifs ne l'ait remise en cause. Cela est sans doute dû au fait que quelque chose de la cohésion nationale se joue sur ce terrain et que les français ont pris goût à l'offre culturelle qui leur était faite.
Les Français c'est là que le bât blesse, car très vite on se rendra compte que ces derniers ne bénéficient que diversement des bienfaits de cette offre. La question de la démocratisation va peu à peu se poser comme un horizon quasi impossible à atteindre. Pour y arriver cependant, l'État ne cessera d'élargir son domaine et d'encourager les pratiques culturelles aboutissant ainsi à un empilage de priorités que les ministres successifs auront mis en oeuvre d'une part, et de l'autre, à la création d'une masse d'intermittents du spectacle supérieure aux besoins.
Tout cela aboutit à une crise de la culture dont celle des intermittents de 2003 a été le premier signal.
Comment se fait-il donc qu'une si grande espérance sociale bute avec constance sur les limites du réel et qu'est-ce qui se passe dans la mutation actuelle des comportements culturels, eux-mêmes largement conditionnés par la mutation technologique en cours. (Marc Belit)
Cet ouvrage a obtenu en 2008, le prix E.Thorel de l'Académie des Sciences Morales et Politiques